Objectif Antarctique

Objectif Antarctique

Autour du grand continent blanc

Plus qu’une croisière, ce voyage est une aventure. Nous naviguons dans les eaux antarctiques à bord du bateau d’expédition Ortelius. Nous avons la chance de marcher dans les pas des glorieux explorateurs polaires de la fin du XIXe et du début du XXe siècle. Jean-Baptiste Charcot, Roald Amundsen ou Ernest Shackleton… Notre objectif est de réaliser le tour de l'Antarctique entre la Terre de Feu et la Nouvelle-Zélande, avec au programme la plateforme glaciaire de Ross, l’île Pierre-Ier ou encore l’île Macquarie. Du blanc et tous les dégradés de bleu colorent la toile de fond de cette circumnavigation, devant laquelle se meuvent icebergs tabulaires et manchots débonnaires.

Partez à l'aventure
Vos accompagnatrices

Delphine Aures &
Heïdi Sevestre

© Sarah Williamson
L'Antarctique a cette force d'attraction des choses inaccessibles qui appellent l'Homme à s'engager avec passion. Ainsi ne revient-on jamais le même d'un long séjour sur le continent blanc. Dans cet univers sans repère, sans odeur, sans couleur autre que le bleu et le blanc, sans bruit autre que celui du vent, dans ce monde d'une infinie pauvreté sensorielle, l'Homme n'a pas d'autre issue que d'apprendre à s'apprivoiser lui-même.
Jean-Louis Étienne

Ornithologue et biologiste marine, Delphine Aures a effectué depuis la fin des années 1990 plus de cent voyages polaires, d’abord en qualité de scientifique en Antarctique puis comme conférencière, pilote de zodiac et cheffe d’expédition à bord de différents navires. Elle anime parallèlement la série documentaire Les Nouveaux Explorateurs sur Canal +.

Glaciologue spécialisée dans l’étude de la dynamique et des déplacements des glaciers, Heïdi Sevestre achève quant à elle en 2015 une thèse sur les surges glaciaires au Svalbard. Depuis lors, elle se penche sur la structure des ice shelves, ces glaciers s’étendant au-dessus de la mer en Antarctique. Elle présente actuellement la série Terres Extrêmes sur France 5.

Votre voyage

Le voyage commence à l’extrême-sud du continent américain, en Terre de Feu. Surnommée ainsi en raison des nombreux brasiers que les Vaghans allumaient sur ses côtes et qui frappèrent l’imagination du navigateur portugais Fernand de Magellan, lors de son expédition en 1520. C’est à bord de l’Ortelius que nous appareillons à destination de l’Antarctique. Ce navire est pourvu d’une coque adaptée à la navigation dans les glaces et est spécialement équipé d'hélicoptères. Il nous permet de rejoindre la « Terra Incognita » qui semble si inaccessible et si inhospitalière, raison pour laquelle il fut le dernier territoire découvert par l’Homme et qui recèle encore bien des secrets que les scientifiques cherchent à percer. Nous avons ainsi le privilège unique de faire le tour de ce continent blanc et de traverser des paysages sur lesquels seuls quelques rares privilégiés ont eu l’occasion de poser les yeux.

© Delphine Aures et Heïdi Sevestre
© Delphine Aures et Heïdi Sevestre

L'itinéraire de votre voyage

Jour par jour

© Aymeric Labiche

Jour 1

Début de croisière

Notre voyage débute là où l’Amérique du Sud se termine. Ushuaïa, en Argentine, ville réputée pour être la ville la plus au sud de la planète, est située à la pointe extrême de l’Amérique du Sud. Embarquement à Ushuaïa en milieu d'après-midi depuis Tierra del Fuego, surnommée « Fin del Mundo », et navigation sur le canal Beagle bordé de montagnes pendant le reste de la soirée. Début de croisière et présentation de l'équipe d'encadrement. Le bateau quitte la Terre de Feu, cap sur l'Antarctique. Première nuit en mer.

© Aymeric Labiche

Jours 2 et 3

En mer

Au cours des deux prochains jours, durant la traversée du passage du Drake, nous vivons quelques unes des grandes expériences que les grands explorateurs polaires ayant cartographié ces régions ont eux-mêmes appréciées : brise fraîche salée, mers houleuses, peut-être même l’apparition d’un rorqual commun. Le cycle de conférences débute par une présentation de la région et de la faune observée, ainsi que du code de conduite du visiteur antarctique. Nous sommes les bienvenus sur les ponts pour observer les nombreux oiseaux qui suivent le bateau.

© Kristof Chemineau

Jour 4

Cabotage le long de la Terre de Graham

Pics en pierres granitiques esquissés par la neige et tours de glace brisée blanche et bleue. Nous traversons d'abord les îles Melchior et le canal Schollaert, en naviguant entre les îles Brabant et Anvers. Une fois en Terre de Graham, notre navire d'expédition franchit le spectaculaire canal Lemaire pour ancrer devant l'île Pleneau d'où nous pouvons observer nos premiers manchots. L'endroit avait été cartographié pour la première fois par l'expédition du commandant Charcot, en 1903-1905.

© Kristof Chemineau

Jour 5 et 6

Traversée du cercle polaire et
mer de Bellingshausen

Nous continuons notre périple plus au sud le long de la péninsule jusqu’à atteindre et dépasser cette ligne abstraite mais mythique qu’est le passage du cercle polaire antarctique et que nous fêterons dignement à bord. En prolongeant vers l’ouest nous entrons dans la mer de Bellingshausen, baptisée du nom de l'amiral et explorateur russe Fabian Gottlieb von Bellingshausen, qui découvrit l’Antarctique en 1820. Nous devrions y rencontrer nos premières plaques de banquise.

© Kristof Chemineau

Jour 7

Île Pierre-Ier

L'île Pierre-Ier, de formation volcanique, a été découverte par Bellingshausen en 1821. Elle porte le nom de Pierre le Grand, tsar et empereur russe. J.B. Charcot aperçut l'île lors de son expédition avec le Pourquoi-Pas ?. Il arriva à 1 ou 2 milles de la côte et découvrit une masse noire enveloppée de nuages mais ne put débarquer. L'île est très rarement visitée par les bateaux de croisière. Lors d'un précédent voyage, il avait été observé des colonies d'éléphants de mer et des fulmars.

© Silver Adobe Stock

Jours 8 à 14

Mer d'Amundsen

Durant les jours qui suivent, notre bateau traverse la mer d'Amundsen à la limite de la banquise et, selon les conditions de la glace, nous découvrons le continent antarctique. La navigation à proximité de la glace est passionnante, et les observations ne devraient pas manquer avec quelques manchots empereurs, des groupes de phoques sur la banquise ainsi que des orques et des petits rorquals à la limite de la glace. Selon les conditions de glace, nous devrions débarquer sur l'île Shephard où se trouve une importante colonie de manchots à jugulaire.

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Jours 15 à 17

Plate-forme de Ross

Nous approchons de la plate-forme de glace de la mer de Ross, avec un front glaciaire d'une trentaine de mètres de hauteur. Roald Amundsen démarra son expédition à la conquête du pôle Sud depuis la baie des Baleines (à l'extrémité est de la plate-forme de glace, à proximité de l'île Roosevelt). Il gagna le pôle le 14 décembre 1911. Si les conditions le permettent, nous tenterons nous aussi de gagner la plate-forme de glace mais par voie aérienne en utilisant les hélicoptères présents à bord.

© Christine Arbousset

Jours 18 à 20

Mer de Ross

Nous nous rendons à proximité de l'île de Ross, dominée par le mont Erebus, le mont Terror et le mont Bird. Nous essayons d’atterrir en hélicoptère à un ou plusieurs endroits de la région. Si les conditions de glace le permettent, nous nous rendons au cap Evans pour visiter la hutte de Robert Falcon Scott. Nous tentons ensuite une visite de la base scientifique américaine de McMurdo et de la base néo-zélandaise de Scott. Depuis Castle Rock, nous avons une vue imprenable sur toute la barrière de Ross dans la direction du pôle Sud, avec la vallée de Taylor.

© Christine Arbousset

Jour 21 et 22

Navigation : cap au nord

Nous longeons la côte ouest de la mer de Ross, dépassons le champ d'icebergs échoués de Drygalski puis la station italienne Terra Nova et le cap Hallet. Nous tentons de débarquer sur l’île Inexpressible, à l’histoire fascinante : liée à l’un des groupes de l’expédition Terra Nova de Robert Falcon Scott, menée de 1910 à 1913, obligé d’y hiverner car le navire était pris dans les glaces et ne pouvait donc pas le récupérer à temps. Cette île abrite également une grande colonie de manchots Adélie.

© Christine Arbousset

Jour 23

Cap Adare

Nous arrivons au cap Adare. Ce cap de l’Antarctique sépare la mer de Ross à l'est de l'océan Austral à l'ouest, et borde la chaîne de l'Amirauté. C’est ici qu’eut lieu le premier hivernage sur le continent antarctique. Il constitua par la suite un important camp de base durant l'âge héroïque de l'exploration en Antarctique. Le refuge où séjournait le Norvégien Borchgrevink en 1899 est entouré d'une des plus importantes colonies de manchots Adélie du monde.

© Christine Arbousset

Jour 24 et 25

Cap vers les îles Balleny

L’aventure continue et nous mettons le cap au nord vers les îles Belleny. Il faut une journée de navigation à travers l’océan Austral pour rejoindre l’archipel. Balayé par les vents, formé de trois îles principales et de nombreux petits îlots, c’est un lieu exceptionnel car peu ont eu l’occasion d’y débarquer, en raison des glaces dérivantes qui parfois l’entourent.

© Christine Arbousset

Jour 26 et 29

Les beautés de l'océan Austral

Apres les îles Belleny, nous entamons la traversée de l’océan Austral en direction des îles Subantarctiques. Le cycle des conférences continue durant ces deux journées de navigation. Le bateau est accompagné par un cortège d’oiseaux des hautes latitudes : albatros à sourcils noirs, damiers du Cap et fulmars. Nous sommes les bienvenus sur les ponts extérieurs ou sur la passerelle pour observer ces nombreux oiseaux suivant le bateau. Nous devrions bientôt avoir en vue les dernières îles de notre périple, les îles Subantarctiques.

© Christine Arbousset

Jour 30

Îles Subantarctiques : île Campbell

Les îles Subantarctiques de la Nouvelle-Zélande sont classées par l’Unesco. La plus grande, l’île Campbell, possède une riche faune. Nous pouvons ainsi approcher les colonies d’albatros royaux et albatros hurleurs qui nichent sur l’île principale, tandis que les îles secondaires abritent une vaste population d’oiseaux marins comme les albatros à tête grise ou les albatros fuligineux. L’île Campbell est également le lieu de reproduction de trois espèces de manchots : les gorfous sauteurs, les gorfous huppés et les manchots antipodes.

© Christine Arbousset

Jour 31

Îles Subantarctiques : l’île d'Enderby

Cap vers la dernière des îles Subantarctiques de notre périple, l’île d'Enderby. Cette île est un des autres joyaux des îles Subantarctiques néo-zélandaises et fait partie intégrante des îles Auckland. Enderby propose une grande variété d'oiseaux, notamment des albatros à tête blanche et des albatros de Buller. Nous pouvons également voir des manchots antipodes, des sarcelles d'Auckland et peut-être même les très rares et endémiques Cormoran des Auckland.

© Christine Arbousset

Jour 32

Dernière traversée

La fin de cette belle aventure approche. Nous entamons la dernière journée de mer et nous assistons aux dernières conférences des guides ainsi qu’au briefing nous expliquant comment se passera le débarquement du lendemain. Chacun profite de cette journée pour échanger des contacts, des photos mais aussi partager l’expérience unique que nous avons eu la chance de vivre tous ensemble.

© Christine Arbousset

Jour 33

Débarquement : Bluff (Nouvelle-Zélande)

Toute aventure, aussi sublime soit-elle, doit prendre fin. En milieu de matinée, après le petit-déjeuner, les préparatifs du débarquement commencent. Il est temps de faire les adieux à l’équipe d’expédition qui nous a accompagnés durant ce périple antarctique. Nous débarquons à Bluff, la ville la plus au sud de la Nouvelle-Zélande et sommes transférés vers l’aéroport d’Invercargill situé à seulement 25 km. Nous rentrons chez nous avec des souvenirs qui nous accompagneront toute notre vie.

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Youssef
Youssef

L’Antarctique, c’est le voyage d’une vie. La démesure y est telle que nous n’avons pas l’impression d’être au bout du monde : nous y sommes. Je laisse l’Odyssée de l’Endurance de Shackleton sur la table de chevet pour profiter de tous les moments de cette croisière exceptionnelle. Les albatros nous accompagnent dans le passage du Drake. Après une journée de navigation, voici nos premiers icebergs. Le paradis blanc nous ouvre ses portes. Les manchots marsouinent devant des arches de glaces. Les orques chassent à quelques mètres du bateau. Les baleines à bosse se donnent en spectacle sous nos yeux ébahis. Les otaries à fourrure profitent de l’été austral sur la plage où s’échouent des glaçons. En arrière-plan, des monts enneigés. C’est sublime.

+33 1 40 46 54 82 / yatalla@gngl.com

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